IENG Thirith

IENG Thirith

Biographie

Ieng Thirith a obtenu son baccalauréat au lycée Sisowath de Phnom Penh puis est allée étudier à Paris, où elle s’est spécialisée dans l’étude de Shakespeare, à la Sorbonne.  Elle a été la première personne de nationalité cambodgienne à être diplômée en littérature anglaise. A son retour au Cambodge en 1957, elle a été professeur avant de fonder une école privée d’anglais en 1960.  Elle est présumée avoir été nommée Ministre des affaires sociales du Kampuchéa démocratique le 9 octobre 1975, lors d’une réunion du Comité permanent du PCK et être demeurée avec les Khmers rouges jusqu’au moment où son mari, Ieng Sary, a bénéficié d’une amnistie et d’une grâce royales en 1996.  Par la suite, elle a vécu avec son mari à Phnom Penh jusqu’en novembre 2007, date à laquelle ils ont été placés en détention provisoire sous l’autorité des CETC.

Alias Phea
Date de naissance 12 mars 1932
Lieu de naissance Phnom Penh
Date d’appréhension 12 novembre 2007
Avocats de la Défense Me Phat Pouv Seang (Cambodge) et Me Diana Ellis (Royaume-Uni)
Poste sous le régime du Kampuchéa démocratique Ministre des affaires sociales
État de la procédure Initialement mise en accusation pour crimes contre l’humanité, violations graves des Conventions de Genève de 1949, génocide des minorités ethniques cham et vietnamienne; et autres infractions visées aux articles 4, 5, 6, 29 (nouveau) et 39 (nouveau) de la Loi relative à la création des CETC telle que modifiée le 27 octobre 2004. Ieng Thirith a participé à l’audience initiale dans le dossier no 002 qui s'est tenue du 27 au 30 juin 2011. Toutefois, le 17 novembre 2011, la Chambre de première instance a considéré que, Ieng Thirith souffrant de démence, elle était inapte à être jugée et a disjoint les poursuites engagées contre elle dans le dossier no 002. La Chambre de première instance a ordonné sa remise en liberté. Le 13 décembre 2011, la Chambre de la Cour suprême a annulé la décision de la Chambre de première instance relative à la remise en liberté immédiate et a ordonné que Ieng Thirith suive un traitement médical. Son aptitude à être jugée sera réévaluée dans les six mois suivants le début des soins thérapeutiques. L’accusée est actuellement maintenue en détention jusqu’à la décision finale concernant son aptitude.
Allégations principales

Ieng Thirith est directement accusée d’avoir, par ses actes et omissions, planifié, incité, ordonné, aidé et encouragé à commettre les crimes suivants :

  • Crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, réduction en esclavage, déportation, emprisonnement, torture, persécution pour motifs politiques, raciaux et religieux, et autres actes inhumains) ;
  • Génocide (extermination de la minorité ethnique vietnamienne) ;
  • Violations graves des Conventions de Genève de 1949 (homicide intentionnel, torture ou traitement inhumain, fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter gravement atteinte à l’intégrité physique ou à la santé, fait de priver intentionnellement des prisonniers de guerre ou des civils de leur droit à un procès équitable et régulier, déportation et détention illégales de civils).

Ieng Thirith est accusée d’avoir directement participé en tant que supérieure hiérarchique ou d’avoir ordonné la commission de :

  • Crimes contre l’humanité (autres actes inhumains et persécution pour motifs raciaux)

Ieng Thirith est également accusée d’avoir été indirectement responsable, de par sa participation à une entreprise criminelle commune, de la commission de crimes contre l’humanité, génocide et violations graves des Conventions de Genève.

Note d'information sur Ieng Thirith (PDF - mars 2012)

Catégorie

 

Équipe de défense de Ieng Thirith

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